Diane

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Diane, 22 ans, est le visage d’Ypsylone depuis le lancement, son énergie et son enthousiasme nous ont tout de suite séduites. Parisienne d’adoption depuis quelques mois, Diane a des origines latines, celtes et cultive son ouverture sur le monde dès qu’elle a l’occasion de voyager.

« J’ai eu la chance de vivre à l’étranger quand j’étais petite, ça m’a ouvert l’esprit et maintenant j’aime encore énormément voyager. J’ai habité en Russie pendant la reconstruction ça m’a beaucoup marquée. J’ai la chance d’être dans une famille qui n’est pas attirée par les destinations touristiques. Avec ma mère on est capable de faire 8h de bus dans la journée pour aller visiter un monastère en Bulgarie. Je vais d’ailleurs en Inde l’année prochaine et cela suscite beaucoup de questions autour de moi, surtout de mes parents, mais il faut savoir surmonter les clichés. »

« J’ai lu le livre “Just Kids” de Patti Smith récemment et j’ai été scotchée : sa relation avec Mapplethorpe, ses années difficiles, la période du Chelsea Hotel… C’est l’histoire de deux jeunes amants, amoureux de l’art et de la liberté, et en perpétuelle recherche de leurs limites. Et Patti Smith une femme qui s’en est sortie et qui s’est démarquée grâce à sa passion et son talent, ça m’impressionne beaucoup. Moi j’ai beaucoup de centres d’intérêt et je peux m’éparpiller facilement même si ça tourne toujours autour des arts et de la culture. Patti Smith, elle, a trouvé sa voix avec la poésie. Moi je ne l’ai pas encore trouvée et j’admire beaucoup les personnes pour qui c’est le cas. »

« Que ce soit une expo Barbie ou de l’impressionnisme tout ce qui touche à l’Art m’intéresse. Enfin, presque tout, l’art contemporain me parle moins que l’impressionnisme par exemple. Il faut que ça me parle tout de suite, et soit proche de la réalité, je suis pas une fille perchée. Mais ce que qui rend Paris génial c’est vraiment cette richesse et diversité artistique. Par exemple la semaine prochaine je vais aller voir le one man show de Kheiron. »

« Que ce soit la flûte traversière, la danse, ou une comédie musicale, c’est vrai que j’aime beaucoup m’essayer à différentes activités artistiques. La vie associative en école de commerce m’a marquée, en particulier monter une comédie musicale.  Ça demande une discipline incroyable de faire parfois 10h de danse par semaine, de s’adapter aux niveaux de chacun tout en regroupant énormément de disciplines artistiques. Tout compte : la rigueur et l’harmonie, la compréhension et l’autorité. C’est un projet qui m’a énormément appris, je me suis énormément amusée et je suis persuadée que j’y penserais toujours avec émotion même dans quelques années. »

« Je crois que la mode a besoin de se renouveler à plusieurs niveaux : à la fois dans la création et dans l’image. On dit que la mode est un éternel recommencement mais ça pourrait changer, avec de vraies ruptures. La technologie, les nouvelles matières, je trouve que ça renouvelle le vocabulaire et le champ d’exploration de la mode. Par exemple les créations d’iris Van Herpen en impression 3D m’intéressent beaucoup.

Dans l’image aussi il faut changer : les marques qui poussent les filles à l’anorexie c’est plus possible. La mode reste encore assez élitiste et excluante à tous les niveaux, pour les corps et pour ceux qui se lancent aujourd’hui. Après cela n’empêche pas le fait que j’adore m’amuser avec la mode : fouiller, fouiner et s’habiller… Malgré le côté un peu superficiel cela reste un univers passionnant. »

« J’aime beaucoup regarder les autres femmes dans la rue. En ce moment j’aime beaucoup l’association slim et forme loose pour le haut. Pour moi être bien dans ses baskets c’est aussi être bien dans sa tête. Que ce soit une veste tailleur ou un t-shirt coton, le bleu électrique ou le rose poudré, je pense qu’on peut vraiment porter ce qui nous plait au rythme de nos envies, personnellement j’aime bien les couleurs douces. Ma seule contrainte dans mon style est le rouge, ça jure avec mes cheveux ».

Et le mot de la fin :

When life gives you lemons, make lemonade